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Correspondances

...La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles
L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est parfums frais comme des chairs d’enfants
Doux comme des hautbois, verts comme les prairies et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens qui chantent les transports de l’esprit et des sens...

Charles Baudelaire